2 avr. 2016

L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera


Titre: L'insoutenable légèreté de l'être

Auteur: Milan Kundera

Genre: Roman

Registre: Conte philosophique 

Nombre de pages: 476

Date de parution: 1984

Prix: 
- Prix neuf: 9,94 euros
- Prix d'occasion: 5,88 euros

Édition: Folio

Thème: Amour, libertinage, Printemps de Prague, quête de l'être...

Résumé:
"L'Insoutenable légèreté de l'être" traite de plusieurs thèmes, et place, au centre de tout, des personnages purement fictifs incarnant de grandes idées. Parmi eux, Tomas se cherche sous son double masque de libertin et d'amoureux passionné, alors que Tereza, la plus morale du livre, brigue l'amour pur, et que Sabina incarne la légèreté.


Je viens à peine de terminer ce roman et me voilà déjà avec l'envie même de le relire ! Je dois avouer que j'ai eu très peu de ce roman. Peur des choses qu'il était possible de trouver en son sein. Et pourtant, derrière cet esthétique simple se cache un véritable trésor de la philosophie contemporaine !

Ce n'est pas l'aspect extérieur de ce roman qui m'a le plus attiré. Il est vrai qu'une "Composition au gant" de Picasso est très jolie à regarder en tant que couverture mais je n'ai pas trouvé le lien entre l'histoire du roman et la couverture. Il s'agit du titre qui m'a frappé au cœur d'une manière violente et profonde. L'insoutenable légèreté de l'être. Que peut éprouver ce titre qui reste tout de même assez complexe ? Dès le début du roman, nous sommes plongés dans un cadre narratif beau et calme, suivi de manière secondaire d'un contexte historique intéressant qui est le Printemps de Prague. Ne vous attendez pas à suivre une histoire d'action et surenchère érotiques car toute la narration est tourné de manière intelligente vers des thèmes à la fois philosophiques et contemporains soit l'Amour, la quête de l'être, du sens même de la Vie et j'en passe. Plus vous tournez les pages de ce roman, plus vous êtes entraînez dans une aventure au rythme constant et plus vous plongez dans une suite de mots beaux et poétiques. La plume de l'auteur est à la fois complexe et intelligente et lire ce roman a été pour moi un moment de détente et de plongée dans l'intimité des protagonistes. Un roman sadique, pervers et pourtant incroyablement beau.
Je dois dire que la narration est juste incroyable, douce, magique et calme. Mais le message implicite que l'auteur souhaite faire passer au lecteur est plus complexe. Les interventions parfaitement intégrées de l'auteur portent de thèmes qui requièrent d'une certaine maturité et d'une certaine intellectualité qui je ne requière pas encore. Et certains termes employés relèvent d'une compréhension personnelle de l'auteur que je ne peux, en tant que simple lecteur, comprendre de manière simple. Un exemple tout simple, l'alliance entre la "merde" et la politique ou la religion n'a selon moi aucun rapport avec l'histoire qui, elle, est belle. 
L'histoire est une succession de sentiments: de la tristesse, de la joie, de l'intrigue et autres émotions de l'absurdité. Un roman qui se finit par une scène qui ne relève que de la dépression livresque.

"C'est un amour désintéressé: Tereza ne veut rien de Karénine. Elle n'exige même pas d'amour. Elle ne s'est jamais posé les questions qui tourmentent les couples humains: est-ce qu'il m'aime? a-t-il aimé quelqu'un plus que moi? m'aime-t-il plus que moi je l'aime? Toutes ces questions qui interrogent l'amour, le jaugent, le scrutent, l'examinent, peut-être le détruisent-elles dans l’œuf. Si nous sommes incapables d'aimer, c'est peut-être parce que nous désirons être aimés, c'est-à-dire que nous voulons quelque chose de l'autre (l'amour), au lieu de venir à lui sans revendications et ne vouloir que sa simple présence."

Pour continuer, les personnages sont assez différents de ceux que j'ai pu lire jusqu'à maintenant. La plume de l'auteur et la tournure même du roman donnent cette impression même de lire une biographie historique d'une population en général durant une partie clé de notre histoire. Et je dois dire que passer du temps avec ces personnages est magique dans le fait qu'on ne peut qu'aimer ces protagonistes mais aussi triste sachant que ces personnages et leur vie ne sont que fiction.
Pour commencer j'ai adoré le personnage de Karénine. Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore lu ce chef-d'oeuvre, il s'agit du chien de Tereza et Tomas. Je trouve que citer un chien comme personnage même du roman n'a rien d'absurde pour moi. Et c'est exactement ce petit chien qui m'a donné le sourire et c'est sa gentillesse et son intelligence et surtout par son innocence que j'ai trouvé ce roman beau. Voire magnifique ! Alors oui, Karénine fait partie de mes personnages préférés !
Pour continuer, j'ai beaucoup aimé le personnage de Tereza. C'est un personnage doux et innocent qui ne baigne que dans une quête de l'amour pur presque égoïste. Un personnage qui ne passe son temps dans le doute et les cauchemars de l'infidélité de Tomas. Une perception très belle et intéressante du personnage. 
Des personnages magiques, réalistes et donnant au lecteur une source de philosophie et de beauté de la vie.

Pour conclure, il s'agit d'un roman magique qui a su faire couler mes larmes. Un roman qui m'a donné le sourire et qui m'a fait rêver d'un univers fictif utopique. Un roman peuplé de personnages incroyables ! Un coup de cœur rare et pourtant espéré. L'un des livres que j'ai tant attendus en terme de révélation et de poétisme. 

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Ma note: 5/5

1 commentaire:

  1. J'ai adoré ce roman et c'est vrai que l'écriture est très belle et douce. C'est marrant d'ailleurs car l'auteur traite de sujets assez sérieux et parfois durs (l'adultère, ce qui se passe dans le pays, etc) mais tout est décrit de façon légère.

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